Communiquer – 2 : De notre Communication à notre Santé… ?

par / lundi, 20 juin 2011 / Publié dansCommuniquer, Pédagogie

Aujourd’hui des médecins savent relier nos maladies à notre « mal être psychique » :

Les maladies ont un sens (*). Elles ont pour nous une intention positive, c’est la manière qu’a le corps de survivre et de s’adapter. Sa solution face à la vie.

Le Dr. Olivier SOULIER nous décrypte quelques clés.

Les maladies répondent à des codes qui étaient pressentis depuis la nuit des temps dans tous les grands mythes et les grandes symboliques. Les recherches psychologiques récentes font qu’ils sont de mieux en mieux connus. Les dernières découvertes scientifiques viennent confirmer chaque jour ces compréhensions.
Nous vivons dans un « système de croyances », qui est propre à chacun et qui forme notre « vision du monde ».

Ce système est différent du réel, mais nous pensons que c’est la réalité. Ce sont nos croyances.
La maladie peut aujourd’hui se concevoir comme la conjonction d’un code de survie d’espèce et de la conséquence d’une croyance.

MALADIE = UN CODE + UNE CROYANCE

La maladie, c’est positif

Pendant longtemps, on nous a dit que les maladies n’avaient pas de sens.

Et bien non les choses sont différentes, la maladie a un sens et en plus il est positif. Cette idée fait son chemin depuis des années. Plus l’on travaille sur cet aspect, plus on réalise que cette nouvelle vision est juste. Même la fatalité prend un sens avec la découverte de la psychogénéalogie, c’est-à-dire l’étude des origines familiales des maladies. De très nombreux et excellents ouvrages récents abordent ce sujet. Nous découvrons qu’il s’agit de problèmes et de croyances héritées, de valises qui ne nous appartiennent pas et que nous pouvons poser pour vivre notre vie.
La richesse des symboles

Annick De Souzenelle, dans son livre « le symbolisme du corps humain », aborde un grand nombre de ces codes symboliques du corps.

Les noms du corps

Les Anciens, on appelle comme cela les premiers médecins, ont donné les noms du corps comme s’ils connaissaient le sens et la fonction de chaque organe. Cela est particulièrement visible dans notre langue, car le français est une langue porteuse du verbe, où chaque tournure de mot à un sens.

Jusqu’à la célèbre « maladie » qui exprime le « mal à dire ».

Eviter la souffrance

L’intention positive de la croyance est d’éviter la souffrance et, surtout, une souffrance encore plus forte. Ce qui n’est pas acceptable, ce serait de dire : « on ne vient pas me voir car on ne m’aime pas, car je ne vaux rien ». Il vaut mieux se dire : « c’est normal que cela se passe comme cela ».
La croyance évite la souffrance et, ici, protège le principe de l’amour, en attendant des jours meilleurs…
Un petit enfant, par exemple, sent vite qu’il déplaît quand il est actif et indépendant, et il sent vite qu’il est aimé quand il est gentil est docile. Il décide d’être docile pour être aimé. Il pourra même penser qu’au fond il est comme cela. Il pourra oublier sa vraie nature qui reparlera un jour par des symptômes. Il pourra enfin participer au système en tentant de faire rentrer ses petits frères et sœurs dans le moule. L’enfant va mettre en place tout un système de croyances.

La croyance fait partie de l’apprentissage

« Je crois que cette chaise peut me porter, et je ne vérifie pas à chaque fois ». Cette croyance est un acquis. Mais une parole peut me donner une croyance négative : « tu fais tomber tout ce que tu touches » et, du coup, je ne serai pas bricoleur. Ces croyances, comme on le voit, ne sont pas toujours vraiment le reflet du réel. Certaines sont génératrices : « je suis bon, on m’aime, je peux arriver à ce que je veux, on tient vraiment compte de moi, je peux faire confiance…».
D’autres sont inhibitrices : « je ne vaux rien, je loupe toujours, je dois me méfier, si je dis ce que je pense je risque de ne plus être aimé(e), je fais tomber toutes les choses, je ne serai jamais bricoleur...».
Certaines sont réelles et objectives : « le feu brûle, les couteaux coupent…».

D’autres, totalement déplacées, sont des projections de craintes des parents qui s’intègrent chez les enfants comme des croyances.

Recommencer pour réussir

L’organisme a cette particularité qu’il cherche à revivre les événements traumatisants qu’il ne peut éliminer, en se les réappropriant.

Déclencher soi- même la séparation et la contrôler est un moyen de se la réapproprier. Même si dans le même temps on souffre beaucoup et que l’on crie que l’on a encore été abandonné(e). L’organisme s’est protégé d’une souffrance encore pire : subir. « Chaque être humain est à la recherche d’une liturgie qui le délivre ».

La conscience de ce processus est d’une grande aide, parfois même elle est ressentie comme une illumination, un « Bon Dieu, mais c’est bien sûr…» du commissaire Maigret.

Comprendre enfin ce dans quoi on est pris, réaliser que ce qui semblait une fatalité n’est qu’un cycle et qu’il nous appartient de prendre notre vie en main en abandonnant les choses du passé et ce qui ne nous appartiennent pas.
Des événements importants peuvent aussi avoir un effet de création d’un cycle qui va se reproduire. L’âge d’autonomie est le plus important. « A quel âge ai-je été autonome, c’est-à-dire quand je gagne ma vie et que je me débrouille seul », mémoire de l’âge où l’enfant devenait guerrier, et où le jeune animal pouvait trouver seul sa nourriture.

Parmi les maladies aiguës il y a deux aspects :

– Les maladies aiguës de l’enfance qui ont un rôle de structuration et de maturation de l’enfant. Elles initient la croissance et vérifient en permanence la cohérence de notre structure (voir les exemples de maladie infantiles, dans le chapitre sur les microbes). Nous trouvons là toutes les maladies obligatoires des enfants, et toutes les maladies bénignes (comme les rhinopharyngites).
– De même chez l’adulte, la maladie aiguë apparaît chaque fois que l’être s’éloigne trop de ce qu’il est vraiment et de ce que son organisme peut supporter.

Le processus de somatisation

Face à une difficulté, l’organisme réagit en mobilisant ses moyens de défense : c’est le stress, dans son aspect le plus positif. L’objectif étant d’arriver à dépasser rapidement la difficulté, qui peut être physique ou psychologique. Mais ce stress ne peut durer éternellement et les capacités de résistance de l’organisme au stress sont limitées. Nous savons qu’un organisme qui resterait plus de sept jours sans dormir à aucun moment décéderait. Pour résoudre ce problème, l’organisme va somatiser, c’est-à-dire qu’il va focaliser la tension sur une zone de son corps qui va absorber la plus grande partie du stress.

Source : Extrait d’un Article intitulé : « Le sens des maladies » du Dr Olivier Soulier

Olivier Soulier est homéopathe et acupuncteur, Maître praticien et thérapeute en PNL et en Hypnose éricksonienne. Conférencier. Il travaille depuis 15 ans sur la compréhension du sens et du fonctionnement des maladies. Son approche intègre cette compréhension dans les niveaux biologique, physiologique, psychologique et symbolique des maladies. Il propose des formations qui sont accessibles tant à des professionnels qu’à des particuliers ayant le désir d’ouvrir leur vision du monde et de la maladie.

Son site : http://www.lessymboles.com

(à suivre…)

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One Response to “Communiquer – 2 : De notre Communication à notre Santé… ?”

  1. Article tres riche, tres intéressant… La psychogenealogie est effectivement un domaine a ne pas négliger…

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